Le chalet Chaloin, une typologie préfabriquée héritée des Jeux olympiques de 1968, comprenait à l'origine deux logements séparés. La rénovation les fusionne en une habitation familiale unique, ouverte sur les montagnes du Vercors par une grande façade vitrée.
Ce chalet Chaloin, une typologie répandue dans plusieurs massifs alpins dans les années soixante, présentait initialement deux volumes d'habitation : un au rez-de-chaussée et un à l'étage. Le projet rassemble aujourd'hui ces deux niveaux pour ne faire qu'un seul logement, avec une extension créée dans le prolongement du rez-de-chaussée. Ce bâtiment s'inscrivant dans un lotissement comprenant quarante chalets presque identiques, l'enveloppe extérieure de l'édifice a été très peu modifiée afin de conserver une certaine cohérence du lieu.
L'ancienne façade principale, percée d'une simple baie vitrée, a été entièrement repensée. Une grande façade vitrée toute hauteur cadre désormais les montagnes du Vercors et prolonge l'intérieur vers l'extérieur — le nouveau cœur du projet.
Le rez-de-chaussée réunit désormais les espaces de nuit : trois chambres, dont un dortoir, deux salles de bain et de nombreux rangements intégrés. À l'étage, un sas d'entrée filtre le froid avant d'ouvrir sur un vaste séjour devant la façade vitrée. La mezzanine existante, légèrement réduite, devient un espace refuge pour les enfants, avec vue sur le paysage.
Le bardage bois thermo-brossé se retrouve à l'étage comme dans le mobilier sur mesure, créant une continuité entre structure existante et nouveaux aménagements. Les salles de bain jouent la carte de la couleur avec un carrelage aux références rétro. Les murs optent pour une palette de vert profond et de tons terracotta qui dialogue avec le bois. Les plans de travail, en résine minérale, apportent une touche mate et douce en contraste avec le bois et le carrelage.
"Chaque lieu n'empiète pas sur un autre. Et chaque lieu n'oublie pas le suivant pour autant."